L’infractus – samedi 21 février 2026

Samedi 21 février 2026 – Désob / explo à l’Infractus – NA 458

Céline, Darioush, David, Franck, Jean Louis, Serge

T. P. S. T. : 3 h 00

Par ce petit matin aussi frisquet que les hivers basques savent nous offrir en ce février finissant, le rendez-vous au cayolar Olhatzezarre nous requinque le moral, qu’on avait bien bas, aussi bas et profond que les cavités environnantes depuis ces interminables pluies de début d’année. D’autant plus que cafés et chocolatines nous éveillent à ce printemps naissant. Ce faisant, on discute de ce nouveau phénomène météorologique, absolument inconnu, ou tout au moins oublié de nous 6, qui vient d’apparaître côté est, sous la forme d’un disque jaune, extrêmement brillant, qui nous réchauffe de ses rayons autant le corps que l’esprit.

En tapant sur Google et Tchat jipiti, on découvre que ce phénomène s’appelle soleil.
Soleil ?
Personne ne se souvient de ce mot, sauf les 2 plus vieux à qui remontent d’anciens souvenirs de leur enfance (donc y a longtemps).
On les laisse parler poliment de leur vieillerie, du  » C’était mieux avant !  » et du  » Ah, ces jeunes, le monde n’est plus ce qu’il était ».

Bref. On s’habille, on partage les kits et on monte vers le col d’Ihatea, chacun à son rythme, mais avec difficulté quand même, car, ça monte bien. Les plus anciens ahanent sang et eau, frôlant l’infarctus.

Au bord de l’AN 458 (le nom sera donné après), il apparaît que 6 personnes pour un trou 3 places, ça va en obliger 3 à rester dehors.

David équipe, suivent Céline, Darioush et Serge qui franchissent les 2 étroitures avec le pressentiment d’une remontée au forceps tout à l’heure. On atterri 5 mètres plus bas.

L’optimisme de David, quant aux futures galeries géantes à explorer en courant, nous laissent dubitatifs au léger souffle perçu dans un méandre aussi fin qu’une limande passée sous un rouleau compresseur.

Mais ça fait rien, on est là pour s’amuser.
Perfo en main, on perce un trou chacun, on pose un élément élargisseur chacun, on décompte un 5, 4, 3, 2, 1, zéro chacun, et on ramasse les petits tas de cailloux chacun.


Pour tout dire, nous avons brillamment (et bruyamment aussi) avancé de 5 mètres.
Aussi étonnant (et détonnant aussi) que ça puisse paraître, il semblerait que David n’aie pas entièrement tort, car, au bout du tunnel, Céline, le seul gabarit qui pouvait prétendre à cette reptation minimaliste (voir image ci-dessous), a entrevu une éventuelle possibilité qu’une suite serait peut-être envisageable, si on pouvait voir ce qu’il y avait derrière cette peut-être suite.

Vers 13h00, je me sentais aussi à l’aise en ces lieux qu’une sardine en compagnie de ses amies, celles que l’on trouve en supermarché, à l’huile ou à l’escabèche, dans le rayon conserves.

Épuisé par tant de contorsions, je sors rejoindre Franck et Jean Louis qui déjeunent au soleil, non sans énumérer, dans l’ordre, tous les jurons que je réserve aux passages des étroitures que j’affectionne. Céline et Darioush nous rejoignent, Franck prend notre place dans l’antre que nous avons entre-temps décidé de nommer l’Infractus*.

Comme nous randonnons un peu sur Ihatea en les attendant, on entend quelques coups de feu qui semblent venir du sous-sol. Des chasseurs ?

Finalement, David et Franck ressortent.
On se promet de revenir en ces lieux, peut-être que ça va donner.

Pour le compte-rendu, on a exigé de moi de ne pas donner l’état de boue présente dans la cavité pour ne dissuader personne. Ok, mais je vous montre juste l’état de la corde. Julien, ce trou est fait pour toi !

Retour aux voitures, à la recherche d’un emplacement doté d’un dernier soleil, pour nous hydrater sous 5,8 **.

Bises, à bientôt.

Sergio

* il y a bien sûr une raison à cela.

** Je ne me rappelle plus si c’était des degrés Celsius ou des degrés d’alcool.

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