Participants : Élise en maitre de cérémonie, Sébastien, Serge, Jean-Louis, Franck et Marc
T. P. S. T. : 5 heures
Temps Passé Sous La Pluie : beaucoup trop.
Élise nous avait prévu une petite sortie de remise à niveau technique et physique au Hibou. Oui, mais !
Ce samedi matin il pleut, il fait froid. Un temps à ne pas mettre un basque dehors. D’ailleurs, M…, F…, J…. et J…. ont préféré la chaleur douillette de leur couette.
Alors, après un café chez Aguer, comme il ne reste plus de débutants au sein de notre petite équipe, on change de programme. Sébastien, le plus Basque des Normands, (ou inversement), connait un petit trou pas très loin de Lucucilo, où on sera plus à l’abri pour faire des ateliers techniques : Grotte d’Urso décrite par Sébastien : « Un petit ressaut de 4 mètres et ensuite le porche pour les ateliers techniques à l’abri. »
Nous prenons la route en direction de la grotte d’Urso. Ne cherchez pas, Même Serge et Karsteau ne connaissaient pas. Arrivés sur place, il ne pleut plus, il neige. De mieux en mieux. Pas encore à l’entrée qu’on est déjà trempés. Sébastien est parti équiper le premier ressaut. Il est le seul à connaitre. Alors le reste des participants descend le vaste talus (en réalité un ravin) en hurlant, espérant que Sébastien répondra avant qu’on ne soit descendu trop bas. On le retrouve à l’entrée, grasse à souhait.
Seules les ronces géantes ralentissent nos glissades. Le petit ressaut de 4 mètres d’entrée, qui en fait au moins six ou sept, est vite descendu par Sébastien en mode sanglier détrempé. Heureusement Élise, toujours bienveillante ajoute quelques points pour une descente sécurisée. En bas, alors que tout le monde croyait qu’on allait faire des ateliers sous le porche, il faut remonter une corde en fixe, puis une autre, avant de descendre un, deux, trois puits. Pas très grands, (8 à 15 mètres chacun) mais ce n’est pas tout à fait ce qui était annoncé. Les têtes de puits, sans être extrêmes, sont parfois un peu étroites, ce qui fait râler les plus râleurs…
Élise équipe à merveille, Sébastien rééquipe pour passer le temps.








Au fond, une belle salle concrétionnée au-dessus d’un petit lac nous accueille. Jean-Louis équipé comme un grand reporter tente des photos, il n’a pas l’air satisfait de lui, mais ça sera toujours mieux que pas de photos. La remontée s’organise. Il était temps, il est presque 15 heures et on n’a pas encore déjeuné. Écoutant les conseils avisés de l’une d’entre nous, nous avons tous laissé notre pique-nique à l’entrée…
Remontée en premier, Élise est allé équiper une deuxième entrée qui permettra de réviser (enfin) quelques dégagements d’équipier sur corde sous le porche, pendant ce temps d’autres répondent aux sollicitations de leur estomac.
Premier dégagement, Élise dégage Serge. Équipe homogène, équilibre des poids respectée pour le balancier, bienveillance partagée. Un modèle du genre.
Second dégagement Serge dégage Franck, également une réussite. On se sent en sécurité dans ce club.
Troisième dégagement, Franck dégage Marc qui n’est pas très enthousiaste et prend son rôle de victime à la légère. Grave erreur. Franck, toujours empressé de bien faire, se précipite un peu dans les manœuvres. Son matériel n’est pas non plus très adapté. Il parvient à réaliser un imbroglio de corde et de matériel assez exceptionnel. Le temps d’exécution, non mesuré semble extrêmement long à la victime. Les manœuvres complexes, embrouillent même Marc qui devait assurer l’accompagnement de Franck. Cette situation lasse le reste du groupe qui se désintéresse de la situation et commence à remonter…
On se sent soutenu dans ce club…
Marc reprend le contrôle de la situation et le dégagement redémarre depuis le début.
Finalement tout est bien qui finit bien. Franck et Marc déséquipent et rejoignent les autres aux voitures. Il pleut toujours.
Urso est une cavité magnifique, idéale pour initier des débutants de deuxième niveau.
Petit passage à la rivière pour nettoyer le matériel, tout le monde est frigorifié, sauf Sébastien qui se promène torse nu dans les rues de Camou.
Décidément il doit être plus Normand que Basque.
Marc