Stéphane, Frédo, Charles et Loïc
T. P. S. l’E. = ?
Opération « Safety First »
Honneur rendre compte, etc.
Nous partîmes trois cen…non non, trois, juste trois, mais par un prompt renfort nous nous vîmes quatre le lendemain, et ça c’était cool (merci Loïc pour les portages retour, c’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup).
Or donc disais-je, trois crapouillaux sur les rangs, le vénéré Frédo Verlaguet himself que l’on ne présente plus, Charles Toffolo qui malgré ce que son patronyme d’avant-guerre pouvait suggérer, est jeune, vaillant, compétent et sympa – bref un peu énervant – et enfin votre serviteur, tentant de ne pas faire trop pâle figure aux côtés des deux cités en supra.
Mardi matin, portages, en quatre heures tout est au bord de la vasque, direction l’auberge des sources, et relâche. Le projet est de s’économiser pour être en forme le lendemain, et nous avons consciencieusement mis ce projet à exécution (vous saviez qu’il y avait un spa à l’auberge des sources ?).
Mercredi matin, un seul voyage, on s’équipe et on transpire, on se met à l’eau et on gèle, normal. Sauf pour Charles qui découvre soudain, à la contraction spasmodique caractéristique de ses génitoires, que sa combinaison est mal fermée. Quelques centimètres certes, ce n’est pas grand-chose me direz-vous – non mais en vrai ça compte, dit ma femme. Charles prétendra qu’un mauvais positionnement d’une sangle de son harnais aurait rouvert sa fermeture. Naïfs que vous êtes ! Une fois, passe encore, mais comme la mésaventure lui sera infligée deux fois en quelques heures, il faudrait être singulièrement crédule pour ne pas l’attribuer à une facétie de notre lamina préféré – que d’ailleurs, nous chercherons en vain dans la zone habituelle des 21 mètres.
Sans doute était-il occupé ailleurs, par exemple à cacher les plombs qui ont tant manqué à l’ami Frédo : quel est l’imbécile qui lui a conseillé de se mettre au régime ? Le voilà en sous-lestage, et au départ de la galerie glaiseuse, forcé de nous abandonner, car faire de l’équipement sous l’eau collé au plafond, au-delà du côté farce, aurait présenté de menus dangers.
Veuillez noter que le seul à n’avoir rencontré aucun souci technique est aussi le seul à avoir préalablement versé son sang dans l’eau en guise de sacrifice aux divinités. Hasard ? Je ne crois pas… (plus prosaïquement, je me suis vautré comme une merde – les portages en short ont leurs inconvénients).
Trêve de billevesées, la suite s’adresse principalement à nos successeurs, afin qu’ils sachent ce qu’ils vont trouver.
À la bifurcation amont/galerie glaiseuse, il y a une grosse dalle percée dans laquelle :
1- finit le fil principal
2 – part le fil d’explo vers l’amont exploré par Boucan
3 – partent le fil et la corde vers la galerie glaiseuse. Ils ne sont pas reliés entre eux. (fig.1 à venir)
Dans l’ensemble de la galerie glaiseuse, la corde et le fil suivent le même trajet. Nous espérions virer le fil en même temps que nous posions la corde, mais la visibilité tombe tellement vite que nous avons priorisé la corde.
Dans les 30 derniers mètres, à partir du dernier virage à droite avant l’exondé, il y avait un incroyable foutoir de fil dans tous les sens. Nous avons viré le surplus, récupéré un dévidoir perdu, et retendu et raccroché le reste dans l’exondé avant de ne plus rien voir en quelques dizaines de secondes. Au retour, nous avons pu constater, au toucher, que le fil et la corde s’étaient parfois coincés dans les blocs – mais en les tenant ensemble, le léger mou n’était pas dangereux.
Il restera aux prochains plongeurs à retirer l’ensemble du fil depuis la bifurcation (une soixantaine de mètres), et à libérer la corde pour la retendre (le mou devrait être suffisant pour ajouter un nœud à la sortie de l’eau pour attacher les blocs). Arrivant en eau claire, cela ne devrait pas présenter de difficultés. (fig.2 à venir)
La corde a été attachée une première fois autour du même bloc que la corde à nœuds – on pourra désormais monter en s’aidant avec un bloqueur – puis dans la partie haute, sur une belle excroissance de roche. Là où autrefois on montait une grosse marche en se faisant la courte échelle, désormais on pourra monter aux bloqueurs et descendre au descendeur – j’ai laissé assez de mou.
Faites tout de même contrôler l’installation, je ne suis pas un expert. Attention aux blocs au-dessus de la « courte échelle », ils bougent beaucoup. (fig.3 à venir)
Pour finir, quelques observations dans la Salle des Crapouillaux.
– Nos traces de pas ont disparu jusqu’au-dessus de la « courte échelle ». Les eaux montent donc d’une dizaine-quinzaine de mètres en crue.
– L’orientation de la salle est bien nord-sud (nord côté sortie de l’eau, sud côté P25).
En haut du P25, on a laissé :
- environ 25 m de corde (pour équiper l’escalade derrière le ramping?)
- 8 goujons
- 7 Multimontis
La corde du P 25 est en bon état. En revanche les mousquetons zicral de tête de puits ont souffert de la corrosion (on dirait de la mousse blanche…), à remplacer par deux mousquetons acier. (fig.4 à venir)
Sur ce… À VOUS DE JOUER ! ! !
Stéphane