Vendredi 10 juillet: Sinhikole….on continue

Participants: Céline, Darioush, Seb

TPST: 6h

En ce vendredi matin nous voilà repartis pour le SI2 et sa rivière souterraine mystérieuse. Rendez-vous chez Seb vers 9h, un café tranquillement bu, histoire de nous préparer et nous voilà partis pour le Sinhikole. Un peu avant 11h nous entrons dans la cavité avec la ferme intention d’arriver dans la grande galerie qui suit le TGE, c’était sans compter sur le méandre intestin.

Lors de la dernière sortie nous étions quasiment arrivés au bout de ce méandre qui combine les étroitures, la boue mais également des franchissements scabreux qu’il conviendrait d’équiper. Seb a prit son perfo histoire d’être sûr de pouvoir avancer mais aussi s’entrainer pour le Berger et à porter un kit chargé. Nous progressons rapidement dans les puits d’entrée et arrivons dans la salle du P12. Nous enchainons sur le méandre avant la galerie Martine : ce passage est toujours un peu technique quand on ne connait pas. La galerie Martine est vite enquillée : derrière, espaces secs, avant la suite du réseau.

Le méandre intestin ne va être qu’une suite de petites étroitures en dessous desquelles coule un minuscule affluent qui crée par moments d’importants vides au-dessous de la couche de remplissage glissante !
Peu engageant par endroits, nous avançons lentement. Cette partie du réseau est ponctuellement immergée jusqu’au plafond lors de crues et il n’y a aucune trace des passage des années précédentes : un dépôt argileux se fait sur l’ensemble des parois. Trouver les Spits est quasi impossible et quand ils y en à, il sont oxydés et les vis ne passent pas….nous n’avons pas le choix : il faut rééquiper. Dans ces conditions, l’amarrage foré est la seule solution pour avoir des points d’ancrage durables dans le temps.

Un ressaut du méandre intestin avant la rivière

Nous équipons le P5 avant la rivière avec les dernières plaquettes dont nous disposons…nous n’irons pas dans la grande galerie.

Après le P5, nous cheminons près d’une heure dans un réseau qui est un mélange de mondmilch et de roche mère schisteuse de couleur anthracite…. L’ensemble dans une suite de vasques d’eau bleue : c’est magnifique ! Une dernière main courante en place sur de la vieille corde et des Spits rongés nous engagent à arrêter là l’aventure.

Retour vers la sortie où un magnifique orage nous attend pour déséquiper le puits d’entrée ! Nous rentrons, heureux d’avoir avancé et redécouvert cette rivière mythique du massif des Arbailles.

Débriefing autour d’une bière(s) chez Seb à refaire encore et toujours le monde de la spéléo. À quand la prochaine?

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