Date : dimanche 23 mars 2025
TPST : ? Quand on aime on compte pas.
Explorateurs : Céline, Hélène, Jean-Louis, Fred S ,David Nouvelle sortie du côté de Ehulatze, non loin du Belchou.
Lors de notre dernière sortie à la grotte de l’ours nous avions trouvé où retrouvé ? deux cavités non identifiées dans la forêt. Elles ont probablement été vues par nos anciens mais pas forcément explorées , d’où notre visite du jour.
En lisière de forêt nous rencontrons un chasseur, très sympa, il nous dit que de de nouveaux trous se sont ouverts récemment, de plus il aimerait essayer la spéléo…
Nous retrouvons la première cavité assez facilement, elle présente un petit porche d’entrée obstrué par de grosses roches et troncs d’arbres que nous avons prévu de désober. Aujourd’hui le trou aspire contrairement à la semaine précédente ou l’on pouvait percevoir le souffle de l’antre, peut-être que la température descendante y est pour quelque chose ?
Le matos de désob est maintenant prêt, je m’occupe des forages et à tour de rôle Hélène et Fred font leurs premiers bim-bam-boum dans la foulée tandis que Céline et Jean-Louis nous abandonne pour une visite de la grotte de l’ours.
La caillasse brisée est retirée à tour de bras , l’entrée est maintenant sécurisée et accessible , à l’intérieur il fait noir mais ça vous le savez, c’est juste pour voir si vous suivez. Donc je disais, il fait noir ,froid et humide comme dans une grotte des Arbailles, et puis ya de l’espace, 10x10m ou presque, nous voila donc à farfouiller chaque recoin en espérant trouver une suite, mais il n’en est rien, que nini, pas le moindre passage hormis des boyaux remontants. J’escalade l’un d’eux sur quelques mètres, un gros bloc m’empêche de poursuivre mais je peux voir un élargissement ou l’on tient facilement debout, est-ce là la suite ou est-ce tout simplement la cheminée qui aspire notre air depuis le début ?
Un peu de déception pour nous trois, mais ça fait parti du jeu. Hélène trouve quelques nonos à ronger et nous voilà à passer le temps à énumérer des hypothèses sur le type de bébete que nous avons à nos pieds, les ossements sont anciens et en bons archéozoologues que nous sommes nous voilà à faire le montage ostéologique de l’animal, un vrai puzzle , une nouvelle passion. Avant que l’on nous jette au fond d’un puits, je précise qu’il s’agit avant tout de mettre en sécurité les ossements qui au milieu de la caillasse n’étaient guère visibles.. seuls les yeux d’Hélène pouvaient les voir dans cette obscurité ( ref 1994).
Bref on fera suivre une photo pour qui peut identifier le monstre .
Fred ne quitte pas les lieux sans fouiller le moindre interstice , tantôt à quelques mètres de haut, tantôt couché au sol espérant percevoir un souflinet d’air, mais là encore il n’en est rien !
JL et Céline sont de retour, leur visite chez les ours s’est bien passée. Belle cavité cette grotte aux ours, avec un développement de 200 m, des salles volumineuses , une zone de concrétions magnifiques et des bauges ou l’animal creusait le sol pour en faire son lit hivernal, de bien belles choses à voir en respectant les lieux, mais attention terrain glissant ! ( sous toutes ses formes ).
Après une pause casse croûte nous filons sur l’autre cavité, elle est sur notre retour, en direction du col. A la base d’un affleurement de roche une courte pente terreuse mène à une ouverture en tête de puits, elle est très étroite et sans équipement en place, ce qui laisse supposer qu’il y a eu peu ou pas de visite dans ce trou.( peut-être à l’échelle spéléo). Derrière c’est 20 m de vide donc nous équipons une main courante pour pouvoir réaliser un élargissement convenable .
JL a trouvé sur la base Karsteau une topo de » l’aven du basque » pouvant correspondre à la cavité, datant des années 60 elle n’offre pas les détails d’une topo actuelle ni une parfaite localisation.
C’est l’heure pour Hélène et Fred de nous abandonner, ils ont un horaire à respecter.
Je pensais mettre à contribution Céline et JL pour une désob pétardante mais voyez-vous ça ils n’ont pas prévu de harnais pour cette sortie!
Allez , un trou , un pet, quelques coups de massette et voilà l’œil de bœuf suffisamment large pour ma personne.
Un frac en « Y » sur gougeons en tête de puits me permet d’aller voir le fond.
La base du puits est coupée par une grande arche de pierre , détail non mentionné dans la topo du basque, mais effectivement une espèce de diaclase à mi hauteur permet d’entrevoir un passage…
Au fond du puits, pas grand chose , d’un côté un puits remontant qui semble mener à que dalle et de l’autre un mur de roche avec un étroit boyau quasi horizontal .
En surface, par le son de leurs voies JL et Céline me questionne sur la suite , je perçoit leur impatience car dehors il fait pas chaud !
Quelques pas d’escalade et je m’engouffre dans le boyau , histoire d’en savoir un peu plus, là aussi pas de traces de passage, ni de carbure au plafond, possible donc que nous soyons en première. Je déroule quelques mètres et ça continue, mais j’opte pour un retour surface avant que mes coéquipiers ne gèlent sur place, cela permettra à qui le souhaite de revenir …
Remontée du P20, déséquipement et retour au parking.
Céline entame la descente dans la forêt par un crapahut scabreux, parsemé de trous invisibles, elle nous met 100m dans la vue, on voit qu’elle a l’habitude de gambader.
Surprise à la voiture, Hélène et Fred ont eu la gentillesse de nous laisser quelques bières, merci à eux .
Bon comme d’habitude il faudra revenir explorer ,faire la topo, désober… du boulot..
Vous en serez ?




David I