Dimanche 2 juin 2024 – Gouffre des Charentais

Spéléo : Darioush et David , ( absent excusé Franck).
TPST : 4H

Darioush propose une sortie au gouffre des Charentais, en forêt d’Orion sur le massif d’Urkulu, je m’attendais à ce que la liste framadate soit pleine, mais non quasi personne d’inscrit, dommage, mais bon pour ne pas décourager la bonne volonté de l’initiateur je me joins à lui et à Franck , seuls inscrits. 

Rapidement j’apprends que notre copain le Doc n’est plus de la partie , un bobo sévère au doigt le dissuade de venir.

Mais la spéléo ça se fait aussi à deux alors à 9h nous sommes au club pour récupérer du matos puis café-croissants et direction la forêt d’Orion.

Pas énorme la marche d’approche, 10mn pas plus . On trouve le trou, l’entrée à un peu changé d’après Darioush, on constate que des roches ont glissé et obstruent partiellement l’orifice , on équipe sécu au mieux mais il faudra prévoir de péter tout ça un de ces jours. 

Je n’ai jamais fait cette cavité, mais il paraît que l’exploration est possible et c’est l’occasion de vérifier .

Notre objectif est d’aller à -111m , ça ne semble pas difficile car il s’agit surtout de verticales.

De l’entrée, un puits d’une 30taine de mètres mène à un palier, de là il y a la possibilité d’emprunter à droite un enchaînement de puits jusqu’à la côte – 82, ou à gauche un autre enchaînement de puits jusqu’à la côte – 111 . Ceci bien sur en fonction de comment tu te positionnes, mais pas de politique sous terre, seule la topo dit vrai ! 

Nous choisissons l’option gauche dos à la paroi de descente. 

 Darioush commence l’équipement sur cette première partie, il cherche vainement des AN pour compléter les quelques chevilles en place. Il installe une main courante avec un spit +  dyneema sur écaille qui nous permet d’accéder à la tête de puits .

Quasi que du puits qui s’enchaînent sans grandes difficultés avec un équipement mixte de spits et goujons, à mon tour j’installe quelques fracs supplémentaires et nous voilà au fond. 

Une petite galerie évidente mais pas très large nous invite à une progression semi-couchée , on peut y voir les traces fossiles d’un forcing à la paille par nos prédécesseurs , du 10mm il me semble . 

On tombe les baudards et je me faufile pieds en avant sur quelques mètres, la présence d’eau ne me dissuade pas , ça s’ouvre un peu puis à nouveau une galerie étroite, très étroite cette fois-ci. Pas sûr que quelqu’un s’y soit déjà engagé mais pas impossible car une trace en paroi me met le doute, en tout cas il devait pas être épais le (la) spéléo !

Darioush a la fougue de l’explorateur, il me rejoint puis s’engage et se coince un rognon sur une caillasse mal placée , mais déterminé il ondule et gagne le fond millimètre après millimètre . Il passe un virage mais la suite devient plus étroite qu’une étroiture dit-il , il arrive quand même à jeter une pierre et derrière devinez quoi ? 

Ça continue ! La caillasse dégringole par petits ressauts sur 7 ou 8 mètres , pas mal tout ça , nous voila renseignés !

C’est passé dans un sens, ça devrait le faire dans l’autre. Oui mais non, le voilà bloqué le gars ! 

Armé d’un artefact j’essaye de lisser le sol à la méthode ancestrale mais rien n’y fait, la roche résiste aux coups portés. Il va devoir faire avec.

Je l’encourage comme à mon habitude car je connais ce sentiment de désuétude, allez allez Darioush faut se bouger un peu !

Heu , là je crois qu’il est vraiment bloqué !

Je tire sur ses bras au cas où ça lui donnerait de l’élasticité, mais c’est peine perdue. Il s’est tendu oui mais plutôt nerveusement.

Tenace il cherche et trouve la solution. Le voilà sorti d’affaire, mais sale et trempé jusqu’au calbut. 

Je passe mon tour pour aller voir, je lui fais confiance, s’il dit qu’il y a une suite alors y’a une suite !

Maintenant nous savons qu’il reste de l’explo dans ce trou, faudra juste être armé de quelques artifices, massette et burin.

Par contre en cas de pluie ça doit arroser généreusement là dessous !

La remontée ça va vite , c’est l’avantage des verticales. Je déséquipe et réenkite à chaque fractio. Par endroit on imagine faire quelques ajustements dans l’équipement lorsque nous reviendrons, histoire d’éviter quelques frottements. 

De nombreux silex noirs jonchent les parois , bien qu’esthétique et d’apparence solide, il n’est pas recommandé de s’y accrocher, il faut d’ailleurs y prêter attention lorsqu’on pose ses pieds dessus et ce sera l’occasion d’en virer quelques uns aux endroits stratégiques.

Nous sortons même pas fatigué, c’est rare ça, tout fout le camp ! 

La voiture est presque à portée de vue , il est bien ce trou , peu de marche d’approche, de la verticalité, un équipement explo, peu de difficultés et surtout une suite…

Kasumak : 

Des travaux forestiers sont en cours , il n’est donc pas conseillé d’aller sur le secteur en semaine, arbres et rochers sont bougés par les engins et pas sûr que les techniciens aient la connaissance précise des entrées de gouffres.

David I

Équipement utilisé :

  • Entrée (P34) : arbre + 1 spit + 1 AN + frac à -3m sur 2 spits
  • P30 : 1 AN + 1 spit + 2 spits
  • R3 : 1 AN (écaille) + 1 goujon + 2 spits en Y
  • P6 : 2 spits
  • P13 : 2 spits
  • P10 : 2 spits
  • R3 + R? : 1 AN + 2 goujons
  • « Virage » 90° à gauche : 2 spits en Y

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