Ehulatze – 9 mars 2025

Compte-rendu de la sortie à la doline d’Ehulatze (secteur Olhatzarre)
Dimanche 09 mars 2025
TPST : 3h00
Jean-Louis, David, Hélène et Frédéric
Rendez-vous à St Just Ibarre à 10h00 (une heure très convenable pour dormir un peu le dimanche matin !), quelques chocos amenées par David et montée au Belchou en voiture, puis départ pour une randonnée de 45 min en direction du Zaboze à la recherche du trou de l’ours.

Cette spectaculaire doline a été explorée dès le milieu des années 60 par la Société Spéléologique et Préhistorique de Bordeaux. Jean-Louis avait repéré l’endroit mais dans le lapiaz et les bois des Arbailles, tout se ressemble. On ratisse en remontant et c’est Jean Louis qui retrouve le premier l’endroit. Il faut dire qu’il avait un point GPS et un logiciel de localisation…


La grotte de l’ours est au sud de la doline. Une série de chatières ouvre sur de vastes salles. Dans l’une
d’elles, David trouve dissimulée dans une faille une bouteille de Bordeaux de 2014, bouchée. Nous la
replaçons et nous débouchons plutôt… sur une volumineuse galerie divisée par un chaos de blocs en son
centre. Le sol est parfois très glissant et mérite une attention soutenue.
Côté droit de la galerie en entrant, on progresse facilement en montant dans le chaos. Deux puits, dont un est signé du SSPB, se trouvent au sommet du chaos. Ces 2 puits sont à visiter (l’un d’eux à semble t’il été descendu), pas d’équipement de visible, prévoir quelques spit et plaquettes. Au-delà, un replat ouvre sur un « Bexanka du pauvre » : de superbes colonnes et des stalactites forment un élégant fond de grotte de grande ampleur.


Dans un diverticule, en face de l’arche d’entrée de la grande galerie, se trouvent plusieurs bauges d’ours
(qui méritent d’être rubalisées) et un puits. L’ours a donc fréquenté les lieux… David et moi identifions
les nombreux éléments d’un squelette dispersé dans une coulée de roches (un petit exemplaire).
Après la surprise de la grotte de l’ours, pause déjeuner.
La suite est consacrée au nord de la doline où se trouve un puits de 25m. David équipe rapidement
l’entrée qui n’est pas commode et peut poser quelques difficultés de frottements à gérer dans la descente.


Le puits est sec et propre et s’achève sur un comblement. David s’emploie à désober quelques couches
pour « voir ce que cela donne », sans succès immédiat. À suivre.


Le retour se fait à travers quelques talwegs et permet d’identifier deux nouveaux puits non répertoriés,
sans marques de passage, et avec courant d’air. Un nouveau projet d’explo pour un prochain week-end…
Merci Jean-Louis !
CAVITÉS EN EXPLO A FAIRE ABSOLUMENT :
P15 sur l’affleurement au fond de la doline de l’ours, il y a une possible suite sur un boyau à désober au
niveau du palier, ainsi que sur un autre boyau sur petite vire en dessous du palier. Le fond du puits est
rempli de caillasse qu’il faudrait retirer, une suite est possible là aussi sans grands efforts car le cailloux
peut-être stocké dans le fond ,à côté du squelette de mouton .
Présence d’un Rhinolophe et d’un Oreillard que j’ai pris soin de ne pas déranger…sauf pour la photo.
A noter que le puits est sec, l’eau de ruissellement doit donc s’infiltrer plus en amont, c’est donc sympa
pour aller gratter.
Pas de courant d’air.
Il n’y a pas d’équipement de visible, prévoir corde 20m + 2 fracs + dev.
Perte dans une combe, dentification non visible. Courte descente dans la faille par 2 ressauts terreux
jusqu’à une chatière semi-obstruée, derrière ça à l’air joli, on voit que ça s’ouvre. Pas de trace de passage,
en tout cas récent ,il faut désober 2 roches pour passer et ça n’a pas l’air bien compliqué.
Le courant d’air est bien présent.
Prévoir une corde au cas où.
Cavité dans la foret, une courte pente terreuse mène sur une étroite ouverture, derrière c’est un P 20 avec
pente descendante , pas de courant d’air ressenti. Il faut élargir cette ouverture, 2 petits pets suffiront. Il n’y pas d’équipement de visible, prévoir fracs et main courante.


Fred et David

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