Entre bruyère et narcisses
Dimanche 22 mars 2009 Ahadi Difficulté : Dénivelé 1200 m, parcours en boucle depuis Urepel Météo : Beau et froid Balisage ョ et 12ョ Les randonneurs du jour: Argitxu, Christian, Claudine, Damien, Isabelle, Kattalin, Claire Urepel - Ahadi – Urepel : rien de plus facile pour les euskal trailers ! Oui, mais c'était sans compter mon envie de les surprendre, de brouiller les pistes, de mélanger les cartes, ou de piloter à vue. Pour commencer, on laisse la douce pente de la piste empruntée habituellement par la course pour piquer par un sentier tortueux idéal pour grimper rapidement, se tenir au chaud, et atteindre les premiers rayons du soleil en moins de deux (quarts d'heure), près de Xalbadorenea. Il s'agit d'être efficace et non de rallonger la marche pour obtenir 20 km au compteur ! Là, Argitxu fait une pause, pas seulement parce qu'elle y connaît du monde, boit un café, etc, mais parce qu'un mal de dos la fait déjà souffrir. Un peu plus haut, au Pattaramonho (je n'invente pas, c'est écrit sur la carte, mais aussi dans nos cuisses), Argitxu décide de faire demi tour. C'est la première fois dans l'histoire de Leize mendi, que nous reviendrons moins nombreux que nous sommes partis !! Mais des côtes, il y en aura d'autres dans cette virée, et nous ne sommes pas au bout de nos peines. D'ailleurs, devant ces difficultés à venir, je retiens deux de nos randonneurs du jour qui voudraient se sacrifier pour raccompagner Argitxu jusqu'à la voiture... L'Ahadi tient ses promesses, et le névé du sommet, pourtant situé plein sud, tient le haut du pavé. Nous nous poussons pour manger à côté, et à l'abri du vent. Ici, rien que des collègues marcheurs espagnols. Des familles entières font cet exercice dominical. Nous sommes rassurés, personne ne parle plus que nous, ni moins, dans les 100 derniers mètres de dénivelé. Nous avalons la descente plus vite que nos sandwichs. Côté nord-est, au premier col, nous trouvons les panneaux neufs et rutilants des balisages des GR11 Depuis Iturrumburu la vue plongeante sur l'estive montre une différence très nette entre les deux côtés: Si au sud, l'estive de Sorogain est moins pâturée, elle est très verte et accueille les Narcisses* et les Erythrones dent de chien** en éclosion, au nord par contre tout est jauni, comme en fin de saison ou en sortie d'hiver ! Pour finir, depuis le col d'Aztakarri, une belle crête raide et peu fréquentée nous descend directement dans le vallon de l'Imiltztegiko erreka. A l'arrivée à Urepel, nous changeons de bar, car celui du village est chantant mais plein à craquer. Les basques sud au sommet, les basques nord autour de la table ?! Aujourd'hui en tout cas, on peut dire que c'est le cas ! Claire *Narcisses: on dirait des Narcisses Bulbocodium (trompette de méduse) plutôt que du Narcisse Faux-Narcisse, en raison entre autres de sa taille très modeste, des étamines rejetées d'un côté et pistil débordants, et des sépales et pétales étroits plus courts que la couronne. On n'en trouve en France que dans le Sud-Ouest. **Erythrone dent de chien, comme les Narcisses, est de floraison précoce, en sous-bois ou landes à Bruyères.